Biographies

 

ANNA BENZAKOUN, piano


Être bouillonnant et résolument enraciné dans le présent, Anna Benzakoun décide très jeune de s’orienter vers une carrière artistique. Née de parents musiciens elle commence le piano classique à l’âge de cinq ans et obtient un Master de Concertiste ainsi qu’un Master de Pédagogie après avoir étudié dans les prestigieux Conservatoire Royal de Bruxelles et Haute Ecole de Musique de Genève.

Elle se rend en Inde durant l’été 2014 pour y étudier la musique indienne et l’esraj avec Pandit Barun Kumar Pal à New Delhi. Ce même été elle propose à Marie Mercier et Alexandra Bellon de former un groupe, lieu de recherche artistique et de création commune où elle trouvera peu à peu sa place à la voix et au synthétiseur. Compositions originales, improvisations libres, projets pluri- disciplinaire.

​Depuis toujours attirée par la scène Anna a suivi des cours d’Art Dramatique au conservatoire d’Orléans et a ainsi participé et créé plusieurs concerts mis en scène.

Soucieuse d’ancrer sa vie artistique dans le présent, Anna s’intéresse aux compositeurs contemporains, allant de l’Ircam aux platines ou caves underground. Elle travaille régulièrement avec le compositeur Brice Catherin, notamment dans leur projet commun Hors-Sujet, mélange de répertoire et d’improvisations libres.


MARIE-CLAIRE BETTENS, flûtes à bec et viole de gambe


De sa passion pour la flûte à bec, Marie-Claire Bettens a développé un intérêt particulier pour la musique du XVIème au XVIIIème siècle, la curiosité des traités et des instruments de cette époque. Elle étudie alors au Centre de musique ancienne de Genève auprès de Gabriel Garrido et obtient le diplôme de flûte à bec en 1994. Elle perfectionne ensuite sa formation auprès de Pedro Memelsdorff à Milan et lors de différents stages. Elle participe à la création de l’ensemble de flûte à bec trois tiers trio, collabore avec l’ensemble Elyma, l’Ensemble baroque du Léman, ainsi qu’à de nombreux projets indépen-dants qui soutiennent tous la volonté de partager la richesse d’un répertoire souvent méconnu. Dans cet état d’esprit, elle étudie également la viole de gambe avec Ariane Maurette, Roberto Gini, puis Guido Balestracci à la Haute école de mu- sique de Genève et obtient un master de concert en 2013 avec un projet autour de la viola bastarda et de la lyra viol, deux aspects spécifiques à cet instrument. Elle enseigne au Conservatoire de l’ouest vaudois, à l’École sociale de Lausanne, à 1,2,3 musique à Sion et à Vevey.


EMMANUEL CARRON, violon, alto, violes


Issu d’une lignée de musicien, c’est à l’âge de six ans qu’Emmanuel débute le violon. Très tôt et grâce à l’initiative de ses parents qui ont créés une école spéciale, il peut consacrer plusieurs heures par jour à la pratique de son instrument. Son certificat de violon accompli et ne voulant pas continuer en classe pré-professionnelle, il reçoit la proposition de son professeur de poursuivre sa formation en passant à l’alto.

A l’issue d’un concert de musique ancienne, il fat la connaissance de Mickaël Form qui lui ouvre les portes de la Schola Cantorum de Bâle pour un stage d’orchestre sur instruments historiques. A cette occasion, il découvre un nouveau monde de sonorités et de discipline qui le séduit profondément. Ainsi, à la suite d’un diplôme pédagogique, il va en parallèle de son cursus en diplôme de concert, suivre une formation en interprétation sur instruments historiques. Lors de ces trois années il va avoir la possibilité de découvrir la viole d’amour et de s’initier à la viole de gambe.

Actuellement, Emmanuel partage ses activités professionnelles entre l’enseignement du violon et de l’alto au sein de l’Accademia d’Archi à Genève et divers projets de musique de chambre et d’orchestre, principalement dédié à l’interprétation historique.


HELENE CATTIN, mise en scène


Diplômée du Conservatoire d’Art Dramatique de Lausanne en 1991, Hélène Cattin travaille depuis régulièrement en Suisse et à l’étranger en tant que comédienne et metteure en scène et auteur. Elle fonde en 1998, avec Céline Goormaghtigh, Marie-Madeleine Pasquier et Emmanuelle Vouillamoz, la Cie Le coût du lapin, où elle réalise les mises en scène de « Le sommeil du lapin», «L’os», qu’elle écrit et met en scène avec Céline Goormaghtigh et « Le petit prince écarlate », avec Sophie Gardaz et Philippe Saire. Avec la Cie Un air de rien, elle écrit et réalise, en complicité avec Sandra Gaudin et Christian Scheidt, une quinzaine de créations originales, dont « Je vais te manger le coeur avec mes petites dents », «J’ai l’impression qu’André est mort dans les toilettes», « Farniente ».
Elle a aussi travaillé avec le Collectif Nunc dans des mises en scène de Jo Boegli, avec la Cie Pasquier-Rossier, la Cie Gardaz-Michel, ainsi qu’avec Hervé Loichemol, Anne Bisang, Jacques Roman, Georges Guerreiro, Domenico Carli, le Théâtre du Loup, et avec la Cie Alchimie, dans « Pathos » et « Jeune » de Pierre-Louis Péclat, mis en scène respectivement par Sophie Gardaz et Jo Boegli. Elle joue également dans « Le conte d’hiver » de Shakespeare, monté par Lilo Baur et joué, entre autres, au théâtre de la Ville à Paris. Avec Anna Hohler et la Cie un tour de Suisse, elle joue et met en scène « être un bâtiment – ein Gebäude sein », d’après les textes de l’architecte Peter Zumthor, un spectacle qu’elle interprète en français à Lausanne, Genève, Paris, etc.


BENJAMIN CUCHE, mise en scène


Benjamin CUCHE, metteur en scène dans cette production s’est fait connaître dans le duo humoristique « Cuche et Barbezat » en tant que comédien, auteur et metteur en scène. Depuis 1986, il crée avec Barbezat, seul ou avec d’autres formations plus d’une vingtaine de spectacles de café-théâtre, de revue, de cirque, d’où en découle des centaines de représentations au travers de la francophonie et parfois même un peu au delà. Benjamin Cuche développe ainsi rapidement son sens de l’écriture et de la mise en scène, en utilisant les capacités des comédiens à sa disposition.
Il développe aussi l’art de l’improvisation dans lequel, la mise en scène spontanée prend une place très importante. Depuis 2017, il a sa propre école d’improvisation et monte des spectacles avec ses élèves lors de différent cours et stages à la Fabrik Cucheturelle de Vevey.


KATYA CUOZZO, soprano


Formée au chant et à la musique par Katharina Begert, Katya Cuozzo se perfectionne au Centre de Musique Ancienne de Genève. Avec des chefs comme Gabriel Garrido ou Leonardo Garcia Alarcon, elle chante sur les scènes du Victoria Hall et du Festival d’Ambronay. Très attachée aux dimensions théâtrales du chant – influencée sans doute par ses origines napolitaines – tout au long de son parcours, elle suit des formations de théâtre, de clown, de manipulation de marionnettes, d’expression corporelle et participe à de nombreux opéra-studio avec des metteurs en scène tels que Denis Maillefer, Gérard Demierre, Pierra-André Gamba, Christophe Balissat, Cisco Aznar, Omar Porras. A la suite de cela, la théâtralité ne lâchera plus ses performances sur scène, que ce soit dans les concerts mis en espace, les concerts à thème, les opéras bouffes oubliés de J.Offenbach qu’elle chante et tourne dans divers rôles titre pendant 10 ans.

Engagée et rassembleuse, elle crée successivement deux Ensemble Baroque et s’associe avec un Quatuor à Corde Classique pour redécouvrir des œuvres injustement oubliées et imaginer des nouvelles manières de toucher le public. Avec ces Ensembles, elle privilégie la fidélité et la lenteur, gage pour elle, de maturité et cohésion humaine qu’elle met au service de la voix pour faire de la musique…autrement.

Katya Cuozzo enseigne également le chant. De plus, elle a créé un concept d’éveil musical pour les enfants de 4 mois à 4 ans, méthode qu’elle exerce dans les crèches garderie depuis 2010.


ANTHONY DI GIANTOMASSO, piano


Anthony Di Giantomasso est diplômé du Victorian College of the Arts à Melbourne en 1990 après avoir étudié le piano, le chant et l’accompagnement. Il perfectionne ses études à New York, à Londres et à Zürich. Dès lors il participe à de nombreux récitals de piano en tant que soliste et pianiste accompagnateur. Sa carrière le mène à travers l’Europe, l’Australie, les Etats-Unis, la Chine et la Syrie où il donne des masterclass de chant.

Il a suivi des stages dans des grands théâtres internationaux et a travaillé comme chef de chant et chef d’orchestre pour plusieurs théâtres, dont les opéras de Melbourne, Zürich, Genève et Fribourg, ainsi qu’au Théâtre Musical de Genève, l’Opéra Studio de Genève, l’Opéra de Poche Fribourgeois, les Soirées Estivales de Brou et Figaro et Cie.

Passionné par la voix et son utilisation, il est actuellement chef de chant et professeur de diction et de phonétique aux Hautes écoles de musique de Lausanne et Genève. Il donne régulièrement des conférences et masterclass pour la diction et prononciation des langues ainsi que l’expression vocale pour la scène.


DANA HOWE, archiluth, luth, guitare baroque, théorbe


Après plusieurs années de guitare classique, Dana Howe a débuté l’étude des instruments à cordes pincées anciens au Centre de Musique Ancienne de Genève dans la classe de Jo- nathan Rubin, où il a obtenu un Bachelor of Arts, un Master de concert et finalement un Master d’enseignement instrumen- tal. Il a également bénéficié de l’enseignement de Hopkinson Smith, Rolf Lislevand et Crawford Young lors de master class. Il joue de plusieurs instruments dont le luth renaissance et ba- roque, le théorbe et la guitare baroque, ainsi que des instru- ments moins connus comme le cistre et la guiterne. En plus de son activité d’enseignement du luth, il joue régulièrement en Suisse et à l’étranger avec divers ensembles de musique ancienne. Il fait partie de l’ensemble de musique médiévale Ballata (FR), du Ridotto Musicale (FR), qui propose des mises en musique de textes de la Renaissance, de Il Dolcimelo (CH) sous la direction de Ludwig Wicki. Il s’est produit notamment au festival Oude Muziek de Utrecht, aux festivals Soirs d’Automne et Luths & Théorbes à Genève et à l’opéra de Lausanne sous la direction de Gabriel Garrido.


GABRIEL GARRIDO, directeur musical


Spécialiste de la musique italienne du XVIIème siècle, Gabriel Garrido enseigne depuis 1977 au CMA de Genève, et dirige différents stages d’interprétation. En 1981 il crée l’ensemble Elyma, spécialisé dans les musiques anciennes de source méditerranéenne. Il sera en résidence durant une dizaine d’années au Teatro Massimo de Palerme. Associé de 2003 à 2007 au Centre culturel de rencontres d’Ambronay, Gabriel Garrido anime régulièrement des masters-classes et participe à de nombreuses productions. En 2005 il inaugure le label Ambronay Edition avec l’intégrale de la Selva morale et Spirituale de Monteverdi. Il dirigera par deux fois l’Académie baroque européenne avec les Vêpres à la Vierge du même auteur et l’opéra Ercole Amante de Cavalli.

Il est appelé par l’Opéra de Lausanne, le Grand-Théâtre de Genève, le théâtre de la Zarzuela de Madrid et les Teatro de Bellas Artes et Teatro Bicentenario de Leon de Mexico, le Teatro Colon de Buenos-Aires, l’Opéra Monctezuma de Graun avec le Theater der Welt, aux Festivals d’Edimburg, Madrid, Hambourg et Mexico, au Kunsten’s Festival des Arts à Bruxelles et prochainement il sera à la tête du Concerto Köln.

Dans le domaine de la musique de scène il a recréé et participé à des nombreux spectacles et opéras baroques, en reconstitution historique mais aussi associé à la danse et au visuel contemporain.  Il a obtenu de nombreux prix pour le développement de ses activités artistiques dans le domaine de la musique italienne et pour ses enregistrements dont l’Orfeo qui reste la version de référence dans le monde musical. 


ELISABETH GILLMING, mezzo-soprano


Après avoir obtenu une maîtrise de musicologie à Oxford, Royaume-Uni, Elisabeth obtient avec mention très bien un master d’interpretation vocale et un master de pédagogie vocale à la Haute Ecole de Musique de Genève et au Conservatoire de Lugano. Elle s’est produite en tant que soliste sous la baguette de nombreux chefs tels que Michel Plasson, John Nelson, Stefano Molardi, Diego Fasolis, Beat Fuerer, Giorgio Bernasconi, Hervé Klopfenstein, Thierry Daenzer, Stefano Bazzi, Kaspar Zehnder, Jean-Marie Curti, Carlo Balmelli. Elle collabore entre autres avec l’Orchestre de la Suisse Romande (OSR), l’Orchestre de Chambre de Lugano (OCL), l’Orchestra a Fiati della Svizzera Italiana (OFSI), I virtuosi delle Muse, l’orchestre Arcadia, I barocchisti. Actuellement, elle est régulièrement appelée à rejoindre le choeur du Grand Théâtre de Genève, le choeur de la Radio Suisse Italienne RTSI, le choeur du théâtre royal (Madrid) et se produit souvent en tant que soliste avec l’ensemble baroque Les Arabesques, dont elle est un membre fondateur. 


 PRUNE GUILLAUMON, soprano


Après avoir obtenu un Diplôme National Supérieur d’Expression Plastique à l’Ecole Nationale Supérieure des Beaux Arts de Lyon, Prune Guillaumon obtient un prêt d’honneur pour suivre des études de chant au Conservatoire Supérieur de Musique de Genève. Elle se perfectionne avec la suédoise Sonja Stenhammar et avec Gary Magby. Elle obtient en 2001, un premier prix au concours Léopold Bellan en section supérieure et aborde la scène, dès 2002.
Elle poursuit son expérience avec le Chœur de l’Opéra de Lausanne. Elle participe à des créations comme Roland de Lully, création des Talents Lyriques, dirigé par Christophe Rousset, mis en scène par Stéphan Grögler à l’opéra de Lausanne, Nîmes, Montpellier, Bruxelles, Amsterdam et enregistré chez Ambroisie. 
Comme soliste elle chante sous la direction de L.G. Alarcon, dans Les fêtes de Ramire de Rameau, aux Estivales de Ferney Voltaire. A Genève, elle chante avec l’orchestre de St Jean, direction Arsène Liechti comme pour les Tres Danzas Desnudas du compositeur Arturo Corales au studio Ansermet de la maison de la Radio. Elle est aussi Anaïde, dans Le Chapeau de paille d’Italie de Nino Rota. A l’Opéra de Lausanne, Vichy et à l’Opéra Comique, elle est la Prima Cameriera dans Amelia al Ballo de G.C. Menotti, Parthénis dans la Belle Hélène d’Offenbach dans une mise en scène de Jérôme Savary. Elle est Eleonore, une femme de Barbe Bleue, Offenbach, à l’opéra de Fribourg, Besançon, Charleroi. Plus tard, elle interprète la Bergère, Pâtre, l’Ecureuil et la Chatte dans l’Enfant et les sortilèges de M.Ravel dans la version de Didier Puntos, à l’Opéra de Lausanne. 

Prune Guillaumon aime créer des ponts et des chemins de travers entre les arts. Elle imagine et est à l’origine du collectif les Furies Lyriques afin de se déplacer et de faire sortir le chant lyrique des maisons d’opéra pour des formes différentes.


JEAN-PHILIPPE GUILOIS, mise en scène et chorégraphie


Jean-Philippe Guilois découvre la danse à l’âge de 7 ans, et devient trois ans plus tard champion de France de danses latines et vice-champion de France en danses standards. Attiré par ce milieu, il débute la danse contemporaine puis admis au Conservatoire National de Rouen, il décide, en parallèle, de suivre des cours à l’Académie Chaptal de Paris avec Monique Arabian et Juan Giuliano. Quelques mois plus tard, il est engagé par Maurice Béjart pour danser au Théâtre de Chaillot de Paris. Il poursuit ses études à l’Ecole Nationale de l’Opéra de Paris. Cette expérience de quatre ans lui permet notamment de participer à différents spectacles produits sur les scènes des Opéras Bastille et Garnier à Paris, avec l’école et le corps de ballet. Marqué par son expérience avec le Béjart Ballet Lausanne, il décide de quitter l’Opéra de Paris et rejoint l’école Rudra Béjart.

Au sortir de cette école en 2004, il réalise sa première expérience professionnelle aux côtés de Cisco Aznar. Parallèlement, il est introduit au monde de l’Opéra d’abord en tant que régisseur puis comme assistant à la mise en scène dans les oeuvres telles que Alcina, La Bohème, Nabucco et Carmen.

L’activité créatrice de Jean-Philippe Guilois débute en 2006 en tant qu’assistant chorégraphe de Cisco Aznar et dès 2008, il effectue ses premières expériences chorégraphiques personnelles. Il est invité par Philippe Saire pour les présenter. Il assure également la mise en scène, la scénographie et les chorégraphies de « The Giant Robots » pour leur concert au Paléo Festival. Il est aussi à l’origine du Cerise Festival à Lausanne.


ENZO IORIO, costumes, scénographie


Né à Gènes, féru de danse et de musique, étudie l’architecture à Naples avant de s’installer à Paris en 1999.
Créateur vidéo, il réalise des bandes promos pour la publicité, des documentaires sur l’architecture et le théâtre et des créations pour la danse. Parallèlement, il continue sa recherche dans les arts graphiques et commence à créer des décors et des costumes pour différents spectacles de théâtre, cirque et opéras, en collaboration avec plusieurs artistes et metteurs en scène, tant en Europe qu’en Asie. Enzo a l’art de mélanger les styles anciens et les tendances plus contemporaines en respectant l’esprit du réalisateur ou du metteur en scène avec lequel il façonne le décor, les accessoires et les costumes. Sa rencontre avec Adriano Sinivia en 1992 amorce le début d’une longue série de réalisations dans le domaine de l’art lyrique entre autres à Monte Carlo, Rome, Lyon, Paris. Il enchaîne les productions, les opéras, les clips, les comédies et les opérettes. Ses décors sont simples et harmonieux et ses astuces originales.


MASSIMO LAGUARDIA, percussions


Dès son jeune âge, il développe une passion pour la musique populaire tant latino-américaine que du sud de l’Italie.
C’est avec Alfio Antico qu’il découvre sa passion pour le tambour. Il fonde le groupe “Tammorra” avec lequel il a une intense activité de concertiste – en Italie e en Europe – et réalise deux CD. De 1995 à 1998, il prend part au prestigieux groupe sicilien “Taberna Mylaensis” de Milazzo, avec qui il fait deux CD et plusieurs tournées en Europe.
De 2000 à 2006, il fait partie du projet “Asteriskos”, dont il est un des membres fondateurs, et avec lequel il réalise deux CD. En 2005, il joue le rôle de Mangiapane, en tant qu’acteur et musicien, dans le film « Nuovomondo – The Golden Door » d’Emanuele Crialese, qui remporte le Lion d’Argent au 63ème Festival du Film de Venise et fait partie des candidat aux Oscars.
En 2006 il constitue “Millenaria Tammura – Banda di Tammorre” avec certains de ses élèves et il en devient le directeur artistique. Il est l’invité, à Kals Art 2006, du projet “Alavò” d’Etta Scollo et, par la suite, de la chanteuse Z-Star. En 2007, il participe, pour l’Unesco, à la Journée Mondiale de la Poésie à Palma di Montechiaro. De 2007 à 2010, il est membre du prestigieux Orchestre Populaire d’Italie d’Ambrogio Sparagna où il a l’occasion d’accompagner entre autres chanteuses Lucilla Galeazzi. Depuis 2011, il enseigne à l’ADEM (Ateliers d’ethnomusicologie) de Genève.
C’est grâce à sa voix qu’il exprime au mieux la vitalité de l’âme populaire, au travers de chants accompagnés par les “Tammorre” qu’il construit lui-même.


TERESA MARTIN SANTOS, piano


Née à Barcelone, elle débute sa formation de pianiste au Conservatoire du Liceu de sa ville natale. Dès ses premières années, elle montre une prédilection pour le répertoire espagnol ainsi que pour la musique d’ensemble, notamment l’accompagnement lyrique, qui vont toujours être présents dans son parcours musical. Les années d’études à l’Academia Granados- Marshall avec Mercedes Roldos, sont ciblés particulièrement sur la musique espagnole. La rencontre avec la pianiste Edith Fischer la conduira en Suisse ; c’est avec elle qu’elle prépare sa Virtuosité de piano en 1995. En 1998, elle obtient son diplôme d’accompagnement au Conservatoire de Lausanne. Elle mène une carrière de concertiste, en solo et musique de chambre, parallèlement à l’enseignement. Elle se produit en Espagne, en Argentine, en France et en Suisse. Elle participe régulièrement aux Schubertiades, en duo avec la violoniste Valérie Monnin. Elle joue également dans le spectacle « Le Carnaval de Vieilles Poules » autour de l’œuvre de Reynaldo Hahn, en 2014, 2015 et 2016. Sa rencontre en 2016 avec le flûtiste indien Ravi Kulur aboutira sur un projet qui unit musique classique indienne et occidentale; l‘enregistrement d’un CD et une tournée de concerts en Suisse seront les fruits de cette collaboration. Elle enseigne au conservatoire de Vevey-Montreux et à l’Ecole de musique de la Ville de Lausanne.


Arielle PESTALOZZI, mezzo-soprano


Arielle Pestalozzi se forme en chant auprès du Soprano Joyce Nichols en Floride, puis avec Carmen Casellas jusqu’à l’obtention du Certificat Supérieur avec mention Excellent en 2004 au Conservatoire de Montreux-Vevey-Riviera.

Elle interprète ses premiers rôles d’opéra dans le cadre de l’Atelier Lyrique Cantares puis avec l’Opéra des Champs au CO2 et à la Grande de Dorigny. Les plus récents sont : La Sorcière dans Hänsel und Gretel de E.Humperdinck, Maurya  dans The Riders of the Sea de V.Williams. Elle incarne le rôle de La Mort dans « Le Rossignol et l’Empereur », conte musical composé par Michel Hostettler, Marie dans l’opéra de chambre « Sauvage » de Dominique Lehmann.

Son répertoire de concert comprend aussi bien des Lieder de Mahler, Wagner, Schubert, Schumann que des mélodies de Berlioz, Debussy, Duparc, Poulenc, Ravel et des oeuvres sacrées, tels que airs d’oratorio, passions, magnificat, messes, Stabat Mater, Leçons de Ténèbres de Couperin, Bach, Vivaldi, Haydn, Mendelssohn, Pergolesi, Rossini. Elle interprète fréquemment des cantates et oratorios notamment avec l’ensemble choral et instrumental de l’Arc Lémanique.

En tant que choriste elle est engagée par choeur de l’Opéra de Lausanne où elle pratique la scène avec bonheur depuis la saison 2007 puis également par l’Académie Vocale de suisse romande dès 2010. De manière plus ponctuelle, elle chante avec divers chefs de chœurs dont Ernst Schelle, Christophe Gessenex, Renault Bouvier, Dominique Tille, Jean-Louis Dos Ghali, Catherine Berney. Elle met sur pied avec d’autres chanteurs un quatuor vocal, Il Color Cantato, avec lequel elle donnera de fréquents concerts de musique ancienne et baroque de 2007 à 2011. En vue de l’interprétation d’oeuvres de musique ancienne, elle participe aux Masterclass d’Isabelle Desrochers, de Brigitte Balleys et Giorgio Paronuzzi et suit également des stages du coach vocal Brigitte Burley.

Elle crée des concerts qui proposent une alternance entre la voix chantée et la voix parlée, notamment sur la base du cycle « Winterreise » de Schubert : Fragments d’un voyage..en compagnie de Schubert.

Elle reprend des études de pédagogie pour enseigner la musique aux jeunes enfants et obtient le diplôme pédagogique d’Education Musicale Willems en 2012. Dès lors, elle enseigne dans plusieurs écoles de musique en Suisse romande, notamment au Conservatoire Montreux-Vevey-Riviera.

 

JULIEN OSTINI, mise en scène


Né à Genève, il découvre le théâtre à l’âge de 6 ans : il s’initie au jeu d’acteur avec la troupe de l’Ermitage de Moscou, venue au Théâtre de Carouge.
Il collaborera de nombreuses fois dans ce même théâtre comme assistant à la mise en scène et comédien. Parallèlement, il suit des études de violon au Conservatoire de Musique de Genève, ainsi que des études d’art dramatique. Il a été assistant à la mise en scène et comédien pour cinq créations au Théâtre de Blavignac et douze spectacles pour enfants au Théâtre Töppfer pour lesquels il a créé et interprété la musique. Il a mis en scène deux spectacles de marionnettes pour la compagnie « Chariots de Thespis », « Ali Water » et « chair depoule », spectacle pour enfant à vocation écologiste et social. Il collabore régulièrement avec Le Grand Théâtre de Genève sous la direction de José Luis Gomez, Jérôme Savary, Marthe Keller, Olivier Py,… Il est Président de l’association de la « Vouivre de la Corbière » avec laquelle il sensibilise à la préservation de l’environnement et offre des projets artistiques sur le mode Land Art. Avec le collectif d’artiste « ATLAS », récemment créé, dont il est un des fondateurs, il a pour projet : «Show Bus », « Réfugiés Poétiques », ou encore « La voix humaine » de F.Poulenc adapté en opéra de rue, et « Andromaque » de Racine projet en pleine nature. Il a signé, en 2014, la mise en scène de « Siegfried ou qui deviendra le seigneur de l’anneau » de Peter Larsen, opéra pour tout public au Grand théâtre de Genève, ainsi que celle de « La petite hutte » d’André Roussin. Il mettra en scène, dans le cadre du festival « Nuit du château de Salses », « Carmen » de Bizet.